Mali-Minusma : Bamako donne l'autorisation de survol, mais à ses seules conditions !

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Les opérations aériennes des forces Onusiennes ont repris depuis le jeudi 20 janvier 2022, avec l’autorisation des autorités maliennes. Les missions accomplies dans ce cadre se feront désormais sous contrôle strict de Bamako.La Mimusma  peut reprendre ses vols sur le territoire malien et...

Plus rien ne sera comme avant pour les forces étrangères opérant sur le sol malien. Après la décision de fermeture des frontières aériennes et terrestres décréter par les Chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao), le 09 janvier 2022, ces forces s’étaient vu automatiquement isolée de l’autre côté de la barrière.

Apparemment, ces Chefs d’État, dans leur entrain de faire mal au Mali n’ont pas appréhendé à suffisance, tous les contours et les conséquences de leurs décisions inédites et particulièrement dommageables pour toute la région ouest africaine.

Comme pour éprouver la détermination des autorités maliennes qui avaient par réciprocité fermé eux-aussi leurs frontières avec tous les autres pays de la Cedeao, à l’exception notable de celle avec la Guinée, un avion mystérieux de la force militaire française Barkhane est parti d’Abidjan, le 11 janvier 2022 pour atterrir à Gao, en plein nord du Mali. La réaction ne s’était pas fait attendre et une protestation vigoureuse s’en était suivie pour ce viol du ciel malien....patrouiller à nouveau dans les rues du Mali (Photos Web)

Quant à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité au Mali (Minusma), elle a pris la sage résolution de se conformer aux décisions de Bamako. Or cette force mise en place depuis 2013 est composée en grande partie de troupes issues des pays de la Cedeao qui ont justement mis le Mali sous blocus. Une situation kafkaïenne pour le moins ! L’approvisionnement, le roulement des troupes et toutes ces actions nécessaires pour l’accomplissement de la mission était devenues impossibles.

En signe d'ouverture, gouvernement de transition vient de lever le garrot. En revanche, elles n’entendent pas que la Minusma ainsi que Barkhane agissent à leur guise et dans le désordre et surtout que ces actes s’inscrivent exclusivement dans le cadre de la sécurisation du territoire malien. Diplomatiquement, il a été dit qu’il y a eu « une réorganisation par les autorités maliennes du processus d’approbation des vols au-dessus du territoire en conflit.» La vérité est que le Mali entend se mettre à l’abri de toute surprise désagréable alors que les Présidents de la Cedeao ne cachent pas leur volonté de faire débarquer à Bamako des troupes de « la force en attente » pour déloger les militaires du palais de Koulouba. Le Colonel Assimi Goïta, ma main de fer dans un gant de velours !

Par ailleurs, il convient de noter que les Russes sont désormais eux-aussi dans la danse. Le gouvernement de transition se doit d’assurer la coordination opérationnelle de toutes ces troupes étrangères sur son sol. Il s’agit également de ne pas gêner les actions des Forces armées maliennes (FAMa) revigorées et rééquipées qui infligent actuellement de sévères coups de boutoirs aux terroristes djihadistes. La question inévitable, à terme sera celle-ci, quelle est l’utilité finalement de la présence de Barkhane et de la Munisma qui depuis près d’une dizaine d’années n’ont réussi à faire reculer les fous de d’Allah d’un iota ?

Théodore Sinzé

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