Risque d’une 3ème guerre mondiale : voici le sort qui pourrait être réservé aux Africains

News Hub Creator

Le spectre d’une résurgence d’un troisième conflit mondial prend de l’ampleur ces dernières années avec la multiplication des exercices militaires de l’armée Russe, dont certains captivent de par la puissance de feu qui y est déployé. Vostok 2018, Kavkaz-2020, Zapad-2021, Moscou ne se prive pas pour exhiber sa force de frappe, et se projeter dans des situations de conflits globaux à l’échelle planétaire.

 

Pierre angulaire du bloc de l’est qui se reconstitue avec des alliés comme la Chine, la Corée du Nord ou encore l’Iran, la Russie se prépare selon l’expert militaire Russe, Pavel Felguengauer, interrogé par Cnews à l’occasion de Vostok 2018, à une 3ème guerre mondiale. En face, le bloc de l’Ouest emmené par Washington pourrait faire valoir des arguments tout aussi terrifiants pour riposter aux velléités hégémoniques du monde communiste.

 

Mais, l’une des questions qui obnubilent l’esprit en observant les mouvements militaires en cours, c’est ce que pourrait advenir de l’Afrique en cas de nouveau conflit mondial. Durant les 7 décennies de relative accalmie qui se sont écoulés depuis la fin de la seconde guerre mondiale en 1945, les principaux protagonistes de ces deux conflits à l’exception de l’Allemagne se sont remis en condition pour affronter un conflit plus violent que celui déclenché par l’Allemagne Nazie d’Adolf Hitler. La course aux armements bat son plein.

 

Pendant tout ce temps, au moment où des nations à l’instar de la Chine qui croulait sous le poids du sous-développement jusqu’à partir de la grande réforme de 1978 ont réussi à prendre leur envol économique et à se hisser au 3ème rang mondial sur le plan militaire, les états Africains pataugent encore dans l’assistanat technique des puissances extérieures. D’un point de vue militaire, l’Afrique reste morcelée entre les grands blocs impériaux. Rien n’a véritablement bougé depuis l’acquisition des indépendances à partir des années 1950. Les armes continuent d'être importées des pays vainqueurs des grandes guerres.

 

La France a maintenu son précarré qui lui avait déjà servi de vivier de bras armés lors des deux premiers conflits mondiaux. Idem pour la Grande-Bretagne renforcé par son allié Américain, qui gardent toujours cette influence militaire sur les pays anglophones du continent.

Comme lors des deux grandes guerres, les Africains devraient sans aucune difficulté être systématiquement mobilisés pour grossir les rangs des forces antagonistes sous le couvert de coalitions. Ce prétexte est d’ailleurs largement utilisé par les USA, qui comme preuve de l’extension de leur empire, associent rapidement des états Européens et même Africains à leurs plans de bataille. Cela s’est notamment constaté lors de la première guerre du Golfe en 1991, l’Egypte, le Maroc, le Nigéria, le Niger, le Sénégal ou encore la Sierra-Leone ont jeté leurs troupes sur les sables brûlants des paysages désertiques de Mésopotamie.

 

Pis, en dehors de l’ECOMOG, là encore soutenu logistiquement et militairement par les pays Occidentaux avec des résultats mitigés, les états Africains n’ont jamais réussi à concrétiser une initiative militaire pouvant permettre, ne serait-ce que de régler un conflit sur le continent. D’autre part, les interventions militaires Britannique en Sierra-Leone en 2000, Françaises en Côte d’Ivoire en 2004 et 2011, et alliés en Libye en 2011 contre le régime de Mouammar Kadhafi, suffisent à tirer des conclusions sur l’inertie militaire de l’Afrique, qui rejaillit infailliblement sur son aura diplomatique.

 

L’Afrique n’a pas de voix. Et les divisions internes aux grands blocs régionaux n’augurent rien de positif pour un relèvement prochain du continent. Cela se préfigure déjà avec les agitations constatées en Centrafrique et probablement bientôt au Mali, comme avec les troupes Allemandes du Général Erwin Rommel et celles des alliés dans le Maghreb entre 1940 et 1943, les puissances militaires pourraient faire de l’Afrique un théâtre d’affrontements des plus meurtriers.

 

Sauf qu’avec l’étendue des visées Russes, les régions subsahariennes ne devraient pas en être épargnées. Pour l’Afrique, le meilleur scénario serait qu’un conflit d’une telle nature soit évité. Et les dirigeants du continent, assis sur des ressources naturelles très convoités pourraient jouer d’habileté pour au moins repousser l’escalade.

Raoul Mobio

News Hub Creator operanews-external@opera.com

Home -> Country